Blog de DoroT

samedi 23 janvier 2010

How to start an oil painting ? from DoroT, painter in Gordes - Luberon / Provence

Ceci est la traduction anglaise du billet "Comment commencer une peinture à l'huile".

My name is Doro.T, I'm a painter living in Gordes in Luberon - Provence (France).


Doro.T painting "Les Macarons" - oil on canvas - 120F

Here are my suggestions. They are born out of personal experiences, also practical and used by many painters, many of whom won't disclose their secrets.
I invite you to look at my paintings and read the information on my other pages. You will discover important information on oil and acrylic painting.

If you wish to leave comments or have questions, leave your email address (wich will remain confidential) and I will answer your questions.
Several solutions for you to chose from :

A - On prepared white canvas :
1) Draw a sketch :
Use graphite or charcoal (which I don't suggest as it is dirty and leaves dust particles. It is not good if you prefer neat and clean work. Brush off excess with a cloth.
Or, use sanguine (which I often use), brush off excess particles with a cloth. When you paint on top of sanguine you might see some red, this isn't a problem as it will be covered in the next layer.
Or, paint sketch directly with oil paint diluted with turpentine or odorless mineral spirit.
Or, no sketch at all to start with.

2) Preparing the "jus" for the under painting :
Jus is part oil paint and part odorless mineral spirit. It will look like watercolor. Often Ochre is used for the under painting. Paint the whole canvas with this mixture using a white bristle brush. Wipe off excess paint with a cloth if it's too runny. You must still see your drawing underneath, if not touch up your sketch.
Prepare the next layer of paint, adding very little oil or medium.

B - On a prepared white canvas :
1) Draw a sketch as before, your choice of method.
2) With diluted mixtures, paint in the different colors, covering the canvas lightly. These are not your definite colors. If you continue at a later time, using a dark red (carmine, for example) it should be mixed with a diluted magenta. If you are using orange, it should be mixed with vermillion or cad, yellow deep.
You need to see a balanced mix of colors on your canvas. When the whole canvas is covered with colors, place your canvas facing a mirror. (Always have a mirror in your studio or work room). You'll see if the colors are well placed and harmonious and if your sketch is good. Correct if necessary.

OUTLINE
These are the essential first steps.
First, preparing the canvas with the first layer of paint, then preparing the colors of your subject. And adding them.

Personally, I think too many artists are imagining themselves painting with inspiration but haven't got the technique, so they're painting without knowing how.
The base has been given for oil painting. You can also do the preparation in acrylics. You proceed in the same manner as before, except using acrylic paint thinned with water, using method A or B. When dry, you can continue with oil paint.
It is possible to paint oil paint over acrylics. NEVER paint acrylics over oil paint. It will be a catastrophic. Never forget the rule, FAT OVER LEAN !

It is for that reason glazing is the final stage, it has more oil or medium than the previous layers. Read about glazing in my blog.

BRUSHES
To start a painting it is advised to use a white bristle brush. The air is hard and white. The Filebert form is very practical. As you advance in your painting use a sable brush, they are softer. And more supple, leaving no brush strokes. Or, stay with the bristle brushes leaving brush strokes visible. It depends on your preference.

PALET KNIFE TECHNIQUE
This could be used after the initial under painting has ben done. Personally, I recommend to start with the palet knife immediately.

PLEIN AIR PAINTING
Painting outdoors, in the elements, rain, wing or sun is a choice. But, saying a painting was done under perfect conditions is another...
I'm not against preparing your canvas outside, but it's best to finish it in your studio or work room.
Painting outside has it's downfalls, dust, tiny insects, paint drying too fast, etc.. Canvases also need a certain amount of humidity.

Don't hesitate to ask questions and give comments.
Doro.T

dimanche 20 avril 2008

PIGMENTS


Mes pigments.. photo DoroT

Les Egyptiens connaissaient des pigments issus de certaines pierres dures broyées.
Les Phéniciens et les Grecs inventèrent le blanc de céruse, le rouge de Saturne ou minium et le jaune qui était un oxyde de plomb.
Les Romains : la pourpre obtenue à partir des Murex, escagots marins.
Etrusques, Grecs et Romains : le sépia, extrait de la poche des sèches. L'utilisation a débuté il y a environ 30.000 ans dans les grottes de Gargas.

Les pigments minéraux: terres d'ocres, argiles rouges et jaunes, oxyde de fer, craie.
Les pigments organiques, animaux, noir d'os calcinés, ou végétaux, noir de charbon de bois, furent utilisés par les premiers artistes !

Les pigments minéraux comme les terres vertes ou organiques comme le jaune Indien (venu des Indes vers l'Europe par le canal des Perses), le vert-de-gris, le bitume (brun), l'or et l'argent, complètent la palette des anciens.

Quand la peinture à l'huile fait son apparition avec les chefs-d'oeuvres de Jean Van Eyck (1385/1441), on broie dans les ateliers des carbonates, de l'hématite, du minium pour réaliser des rouges, des terres ocres jaunes, de la limonite, du sulfure d'arcenic ou orpiment pour obtenir des jaunes et des lapis-lazulis pour faire du bleu.

L'ère des pigments minéraux commence au XVIIème siècle avec les allemands Dieppel et Diesbach qui inventèrent en 1704 le bleu de Prusse. En 1778, Sheelle crée le vert de Sheelle (arséniate de cuivre).

Pour le Jaune de Naples, je vous invite à vous diriger vers le site de José COLOMBE , très intéressant et plus complet sur les différentes provenances des pigments.

Au XIXième siècle, l'essor de l'industrie chimique entraîne la création de nouveaux et nombreux pigments: jaune de chrome, vert Véronèse, bleu de cobalt, vert émeraude, bleu outremer, jaune et rouge de cadmium, jaune de barium, vermillon, jaune de zinc, violet, bleu céruléum, oxyde de titane, etc.

lundi 3 décembre 2007

Un petit mot en passant...


Vous êtes très nombreux à venir visiter les pages de ce blog.
Très nombreux par jour. Très nombreux à lire les techniques, les recopier, les pratiquer, à vous satisfaire des conseils précis, émanant directement d'un peintre et non d'un livre...

Un blog, est "dynamique". C'est à dire, qu'il vit ! c'est comme une vitrine dont les éléments sont changés, remaniés, complétés, régulièrement mis à jour..

Sûr que désormais vous n'hésiterez pas à me donner vous aussi vos conseils et vos critiques ! Merci pour votre passage et à très bientôt !

DoroT

dimanche 22 juillet 2007

Comment faire des craquelures dans la peinture ?


Portrait détail - pastel gras, feuille d'or - DoroT

Les craquelures.. tout un programme !
Pour répondre à Vero qui me demande :
Comment faire des craquelures sur une partie du tableau terminé, technique acrylique ?

A) Voici différents vernis craqueleurs ou médium que j'ai déjà utilisés :

  1. Vernis craqueleur LEFRANC BOURGEOIS
  2. Crackle Paste GOLDEN
  3. Médium à craqueler POLYVINE
  4. Krakelee Medium MARABU

1- un vernis qui n'est pas très concluant, les craquelures ne sont pas bien visibles. Elles sont très fines.
Intéressantes dans le cas d'une impression de vieille peinture ancienne. En patinant avec de la peinture à l'huile, elles ressortent brunies.
2- une pâte blanche, douce, opaque, un peu granuleuse comme un blanc d'oeuf battu ! je me demande sincèrement pourquoi elle porte ce nom de 'pâte à craqueler' !! pour obtenir de belles craquelures, j'attends toujours les explications (non communiquées par le fabriquant contacté).. J'ai mélangé cette pâte à de la peinture acrylique colorée. La cata ! la couleur et le blanc de la pâte ne sont pas compatibles et l'effet est fade. Quant aux craquelures, elles apparaissent (quand elles apparaissent !!!) au bout d'un long moment, mais très fines. De plus, son prix est très élevé.
3- voici un vernis intéressant. Utilisé en encadrement, pour créer des craquelures sur les baguettes. Sur une couche d'acrylique sèche, on passe ce vernis régulièrement, sans revenir dessus. Laisser sécher. Puis appliquer une autre couche d'acrylique, d'une autre couleur p.ex.. Les craquelures apparaissent presque instantanément.
4- ce vernis est utilisé dans plusieurs techniques également en atelier manuel. Il est similaire au n°1.

Sur le détail de la photo ci-après, j'ai travaillé avec du pastel gras. Puis posé le vernis craqueleur. Et oui j'ai osé !!! Ca fait partie des recherches personnelles !! et j'ai aimé l'effet.
Ensuite j'ai passé de la peinture à l'huile brune pour combler les fissures et l'ai essuyée au chiffon.. Si je me souviens bien, 2 jours après, de nouvelles craquelures sont apparues.

Mais dans le cas de Véro, le tableau étant terminé, il est délicat de travailler au médium ou vernis craqueleur. Cela implique une autre couleur à ajouter que Véro ne souhaite pas mettre..
Ce sera pour le prochain tableau !!

A bientôt. D.

jeudi 19 juillet 2007

Pour tout vous dire...

Bonjour à tous,

Oh combien de questions, ai-je dû éviter lors de ces quelques mois d'expo ?!!

Il est vrai que mon travail -car c'est un travail- interpelle, retient l'attention et les regards, et surtout par ce fait, interroge !

Alors je dirais simplement ceci. Pour en arriver là, ce sont de longues heures, une longue expérience, des échecs, des succès, des essais interminables, des poubelles pleines, une table de dessin constellée de petits essais, qui le lendemain, révélaient leurs effets... Il n'y a pas de recette. Chacun a SA recette.

Je suis prête - et oh combien d'entre vous en ont été satisfaits - à donner des "recettes", celles qui sont basiques, celles qui dépannent, celles qui sont ébauchées dans les livres d'Art et de Techniques mais incomplètes..

Mais donner MA recette non. Et cela vous le comprendrez forcément, inévitablement, le jour où vous aurez VOUS-MÊME trouvé 'votre' recette.

Là, et seulement là, vous comprendrez.
Vous comprendrez que tout le temps que vous avez passé à chercher, à tester, à bloquer, à occulter d'autres loisirs tentants par ailleurs... là, vous ne voudrez pas donner, comme cela, simplement, d'un coup de doigts sur le clavier, le résultat de cette recherche.

Et je sais que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.. j'ai toujours autant de plaisir à communiquer mon savoir, et je continuerai à le faire.

jeudi 12 juillet 2007

Comment faire un glacis en peinture à l'huile ? suite


Passage des Gnous - Huile sur papier 70x120 DoroT

Voici un exemple de tableau, qui "contredit" la première partie du glacis que je viens de t'expliquer.
Comme souvent, il y a des exceptions !!

L'emploi du blanc dans le glacis. Tout un art !! Le blanc étant une couleur opaque, elle aura tendance à "couvrir" la couche de dessous, même si elle est employée en faible quantité, juste en frottant par exemple.
Le blanc de Titane est plus opaque que le blanc de Zinc.
Personnellement, je dilue une faible quantité de blanc avec de l'huile de lin -pas trop, comme dit auparavant- et j'étale... au chiffon ! si je le fais au pinceau, même avec des poils adaptés, le blanc étant "présent" on verra les traces de pinceau. Disons que c'est "mon" truc !
Comme cette façon de procéder n'apporte que peu de matière grasse sur ma toile, cela va sécher assez rapidement. C'est alors que je réitérerai ce procédé aux endroits que je souhaite un peu plus "opaques" disons-nous.. tout en restant transparents !!!
On suit ???
Le fait de vernir aussi, après, l'ensemble, cela crée une uniformité visuelle.

J'aurais aimé être petite souris au XVIIème siècle (mais que petite souris !), dans la manche de la robe de chambre de Rembrandt ou dans le miroir de Vermeer, pour observer leur technique du clair-obscur, et celle de leur glacis si subtil. La cire d'abeille dans la peinture à l'huile, peut-être ? la technique de Vermeer se serait rapprochée de celle de Rembrandt.. n'a-t-il pas été l'élève de Fabritius, lui-même formé par Rembrandt ?

Je te laisse à cette méditation... courage ! ne trouves-tu pas la peinture passionnante ?

DoroT

mercredi 11 juillet 2007

Comment faire un glacis en peinture à l'huile ?


Sanguines - Huile 80x80, détail DoroT

Bonjour,

A une amie, qui me posait la question : comment faire un glacis ? et quelle couleur employer ?
J'ai répondu ceci, et j'espère que cela vous aidera également :

Tout dépend de ce que tu veux faire, sur quoi, quel sujet.
C'est un fait, qu'il est rare que je finisse un tableau sans glacis.

Tu peins normalement ton tableau. Et surtout il faut le laisser bien sécher quand tu penses qu'il est terminé.
Pour l'embellir, à certains endroits, il faut mettre un glacis.
Où tu veux que la couleur soit plus "profonde", "donner vie" à un fond, mettre juste une petite note de couleurs dans une ombre.
C'est subtil et difficile à en parler ainsi. Observes les détails des quelques tableaux ci-après. Dans les ombres surtout, on peut deviner une légère couche de peinture plus sombre. Elle est présente mais ne cache pas le motif dessous.
Utiliser de la peinture transparente.
Sur les tubes d'huile, il est spécifié si ta peinture est transparente, semi-transparente ou couvrante. En mettre un peu sur la palette, puis lui ajouter de l'huile de lin de façon à faire "un sirop huileux" - mais surtout pas trop ! ça ne prendrait pas sur la couche précédente, il y aura formation de petites gouttelettes inesthétiques, et surtout inacceptables !! - ou ajouter un médium à peindre (problème: si trop épais, lui ajouter une goutte de white spirit ou térébenthine -suivant ce que tu utilises- et de plus c'est assez brillant). Tu auras alors un liquide gras, ou sirupeux voire collant, légèrement coloré.
Utiliser un pinceau assez large si la surface est importante, mais en poils doux. Pas de poils de porc. Mangouste, c'est bien. Mais faire un beau nettoyage après si tu as utilisé du médium à peindre.
Ainsi avec cette sorte de poils, on ne doit pas voir les traces de pinceau.

LE GLACIS DOIT SE DEVINER SANS SE FAIRE VOIR !!

Côté couleurs : ma foi, c'est un peu au jugé. Si tu as un fond dans les tons assez brun - Brun Van Dyck par ex., tu peux lui faire un glacis ou alizarine (transparent) qui lui donnera un ton plus chaud, ou violet ( transparent) qui le foncera tout en lui donnant de la profondeur.
Sur mes fleurs par exemple. Je peins mon tableau, ombres, lumières, etc.. séchage. Puis je reprends pétale par pétale, et sur le côté ombre, je rajoute un glacis ou de la couleur de ma base ou un magenta ou autre rouge + foncé que le dessous, (si ma fleur est rouge biensûr).

Maintenant, tu peux jouer sur les complémentaires. Si tu veux un vert profond, lumineux, intéressant, peins en jaune, puis mets un glacis bleuté (Prusse, outremer : transparent).
Sur du jaune si tu mets un violet d'Egypte par ex. (transparent), tu auras un joli brun ocre subtil, et non comme un ocre pur que tu aurais sorti du tube, fabriqué. On voit un peu le jaune, et on devine le violet dessus, mais l'oeil compose un "ocre" sur la rétine.

Tu peux aussi réveiller une couleur. Sur un vert "fadasse", tu lui mets un jaune citron (pas cadmium, opaque), ou un autre vert (émeraude, ou vert de Hooker : transparent) il sera plus intéressant.

Orangé : sur un jaune citron, ou de cadmium moyen, tu mets un glacis de magenta (transparent) tu auras un superbe orangé.

En résumé :
. bien connaitre ses couleurs -transparentes/opaques-
. connaitre l'harmonie des couleurs
. poser le glacis sur la peinture sèche


Frangipanier - Huile 80x80 détail DoroT

Si le glacis est fait à l'huile de lin, il sèchera très lentement. Il existe dans le commerce des médiums à glacis Hollandais, Flamand, Vénitien... c'est un peu compliqué et long à t'expliquer comme ça, mais généralement ils sont faits pour les peintures style "trompe l'oeil" ou hyper-réalistes ou style peintures début XIXème siècle.
Vermeer, Rembrandt, et bien d'autres utilisaient aussi très souvent le glacis.
Et pour te rassurer, il existe des cours spécifiques donnés sur le Glacis qui durent... + d'un an !! alors il faut de la pratique, de l'expérience, du doigté, et une connaissance parfaite du sujet...

Fais des essais simplement. Si tu veux aller plus vite, fais des fonds à l'acrylique (mate, si possible), qui sèchent vite. Puis des glacis dessus à l'huile. Tu verras le résultat. Ce sera moins joli, mais utile et pratique pour commencer.

L'avantage de le faire sur une peinture sèche : il ne se mélange pas avec la couche inférieure. De plus, il est plus gras que la couche précédente (règle: GRAS sur MAIGRE). Et surtout....... tu peux l'enlever à l'essence avec un chiffon doux et RECOMMENCER si tu n'es pas satisfaite !!!

Nous verrons plus tard le problème des EMBUS, souvent formés lors d'un emploi abusif de médum à peindre ou d'huile de lin !

DoroT

jeudi 31 mai 2007

Comment faire du pastel sec ?

Pour répondre à une question posée lors d'un passage sur ce blog :

J'aimerais avoir ton avis : on m'a demandé récemment par rapport au pastel, si j'estompais ?
Or il se trouve que j'ignore totalement ce que cela signifie. Quel en est le rendu ? Est-il recommandé dans la pratique du pastel si non, quels inconvénients ou avantages ? Peut-être as-tu la réponse.''

Concernant la technique d'estomper le pastel, c'est tout simplement, la façon d'étendre la craie.
1) On l'étend et on fond les couleurs, aux doigts, ce qui semble être le cas de Laure et ma technique personnelle également. Le contact des doigts avec la matière, est agréable.
2) On procède en superpositions de couches colorées, brutes. Pas vraiment de contact avec le support. C'est le bâton qui remplace le doigt.
Les deux façons se valent biensûr. C'est au goût du pastelliste.
Travailler les deux techniques ensemble, sur un même tableau, peut se faire, à condition que cela n'alourdisse pas, ou ne vienne pas perturber l'émotion ressentie par le sujet. Il faut trouver un juste équilibre.
Ci-dessous, le pastel est estompé partout aux doigts, et en dernières touches, j'ai précisé les grains de gros sel, par du pastel blanc Schmincke, pur, sans retouche.


Pastel sec - détail Escargot persillé - DoroT
Estomper le pastel, donne un rendu plus flou, doux, moelleux !


Pastel sec - détail Nu d'Afrique - DoroT
Laisser le pastel à l'état brut, donne un rendu plus façon "croquis", moins 'léché', et à tendance à faire plus suggestif.

Dans les deux cas, être vigilant sur l'inhalation des particules de pastels en suspension. Elle provoque des allergies chez certaines personnes sensibles.


Pastel 50x65 - Bracelets argent Ndebele - DoroT

Comparaison entre les pastels secs GIRAULT, Henri ROCHE, SCHMINCKE, SENNELIER, UNISON COLORS, REMBRANDT, etc...

Je connais les pastels GIRAULT et effectivement, c'est une bonne marque, assez onéreuse. Le magasin ARTS 2000 à Lyon où je me fournissais, les vend. Ils ne sont donc pas réservés exclusivement à la vente par correspondance.

Par contre, j'ai découvert les pastels Henri ROCHE, fabriqués artisanalement, car j'ai eu la chance lors de mon départ de Lyon, de pouvoir récupérer tout un lot de bâtons de cette marque, qu'un pastelliste donnait.

Personnellement, j'utilise des REMBRANDT, que je considère comme des "bons moyens tendres", qui me servent de base sur le papier émeri (je n'utilise que du Pastelcard). Puis en seconde couche, c'est alors qu'arrivent les pastels les plus lumineux, les plus tendres, SCHMINCKE et SENNELIER. Il ne me semble pas avoir utiliser de meilleurs jusqu'à présent ! on dirait avoir les pigments purs dans les doigts !

Une autre marque, anglaise, UNISON COLORS, n'est pas mal du tout. Je la placerai entre REMBRANDTet SCHMINCKE.

Il me semble, pour conclure, qu'il s'agit simplement d'un effet de "snobisme". Ils sont en effet très chers (GIRAULT), mais leurs concurrents sont tout aussi intéressants.

Et comme ils sont riches en pigments, je fais partie des adeptes du "non fixatif" en fin de travail. Celui-ci ternit les couleurs, et donc je laisse ainsi le pastel, protégé dans un encadrement adapté.

D.

mercredi 9 mai 2007

Comment peindre l'herbe à l'aquarelle ?

Pour répondre à la question de Marco, comment peindre un champ d'herbe, je vais tenter à l'aide de quelques exemples, et quelques commentaires, tenter de vous aider...


John Lidzey - Arbres et Champs à Wortham (détail)

Papier très lisse, grain fin, limite bristol. Ormis le 3ème plan, ce qui nous intéresse est le 1er et 2ème plans. Le champ jaune est fait à l'aide d'auréolin, jaune citron, un peu d'ocre. Pinceau chargé en eau, peu de peinture, en longs balayages, jusque sur le devant. Puis après séchage, à l'aide d'un pinceau plus rond et pointu, le 1er plan est fait. On tient le pinceau presque couché, parallèle à la feuille et on pose doucement les poils chargés de couleur, la pointe dirigée vers le haut.
Couleurs : sépia, Terre Sienne Brûlée, outremer et Gris de Payne. C'est l'outremer qui crée le vert avec le jaune de dessous.
Le peintre a d'abord posé les couleurs les plus claires pour pouvoir ensuite accentuer les ombres, avec les plus foncées. Il faut toujours tenter de capter le regard vers une zone particulière du tableau. Dans cette aquarelle, le champ jaune est d'autant plus lumineux qu'il est bordé d'éléments sombres et bleutés..


Marie-Paule ROC - aquarelliste grenobloise - Villard de Lans, détail

Je ne peux qu'aimer ce style d'aquarelle (entre autres, il est vrai !) puisque c'est avec Marie-Paule que j'ai appris l'aquarelle, seule technique apprise avec un peintre. Je suis autodidacte sur toutes les autres techniques.
Dans ce détail, les couleurs sont toutes, douces. Le champ de fond, est constitué de plaques de jaune de cadmium moyen, vert de vessie ; façon très diluée. Pinceau PetitGris Raphaël. Les piquets, sont réservés au drawing-gum, pour être tranquille. Puis elle a peint les fleurs du bout du pinceau, en aspect plus réaliste que le précédent modèle.


Stan Perrot - Ferme à Richmond (détail)

Alternance de verts foncés et verts clairs, hasardeux, qui guident le regard vers cette masse plus vert foncé. On aura pris soin auparavant de réserver les petites fleurs blanches au drawing-gum. Quelques éclaboussures, et des touches au pinceau sec, marquent les herbes sans forcément "les voir"..


DoroT - aquarelle vers Autrans (Vercors)

L'herbe n'étant pas le sujet principal, l'intérêt est centré vers la maison. J'ai traité le paysage comme si on le voyait de loin, afin de ne pas être précise dans les détails du premier plan. Donc, devant on voit un champ vert avec des nuances. Papier mouillé - pinceau mouillé. Le gris de Payne est dominant, ainsi que le vert de vessie. Un peu d'ocre, dilué.
Les petits piquets ont été réservés au drawing-gum. Puis après que le champ soit terminé, j'efface le drawing-gum et je peins avec un pinceau pointu, l'intérieur des piquets. J'ajoute même du fil barbelé cassé. Ca fait plus vrai !!

Conclusion :

Il y a plein de manières d'aborder l'aquarelle de l'herbe, des champs, etc.. j'espère vous avoir aidé un peu, suffit de prendre de l'eau, un bon pinceau, les couleurs adéquates, et surtout avoir construit le sujet déjà dans sa tête. A l'aquarelle, c'est ainsi. Cela se fait machinalement, quand on pratique régulièrement.
Anticiper, et surtout pas de mystère à l'aquarelle : c'est en pratiquant des "gammes comme en musique", que l'on progresse ! voilà !!

A bientôt
DoroT

vendredi 20 avril 2007

Quel vernis utiliser pour la peinture à l'huile ?

Pour répondre à la question de Vincent, concernant les vernis dans la peinture... on comprendra mieux ce qui s'ajoute A LA peinture (vernis à peindre) et ce qui se pose SUR la peinture (autres vernis). Nuance !!

LES VERNIS

  1. Vernis à peindre : diluant ou médium
  2. Vernis à retoucher : sert de vernis provisoire
  3. Vernis à tableaux, ou définitif : en fin de travail

Ils peuvent être gras ou maigres (huile ou essence). La résine donne de l'éclat au vernis, de la transparence et de la dureté. L'huile lui donne plus de souplesse.

Je vous fais grâce des recettes anciennes pour la fabrication des vernis. Par contre, je vous communique des recettes plus modernes et donc plus simples à employer.

VERNIS A PEINDRE (ou MEDIUM A PEINDRE ?)

On l'utilise comme son nom l'indique, pour peindre. Il remplacera les autres médiums comme l'huile de lin ou l'essence. Après recherches et commentaires avisés, il me semble plus judicieux de parler de médium à peindre plutôt que de vernis. Ils contiennent tous les deux une résine, sont brillants. La comparaison s'arrête là.
C'est un bon siccatif (séchage plus rapide), et laisse la peinture brillante. Permet aussi la façon de peindre "alla prima". Comme lors de ces journées organisées, où les peintures doivent être réalisées en une fois.
Pour utiliser ce baume, qui est épais comme du miel, il faut l'allonger avec une essence.

  • 3 recettes :

Faire tiédir le Baume de Térébenthine de Venise, au bain-marie, loin du feu, dans le flacon qui le renferme. En faire autant avec l'essence de térébenthine commune. Mélanger progressivement, en versant essence sur baume.

  1. Baume térébenthine de Venise 10 gr / essence térébenthine 20 gr
  2. Essence de térébenthine 100 gr / siccatif de Harlem 10 gr
  3. Essence d'aspic 100 gr / siccatif de Harlem 10 gr

VERNIS A RETOUCHER
Ceux du commerce sont trop concentrés en résine. Donc, ne jamais l'utiliser pur, mais allonger avec 5 ou 6 fois son volume d'essence.
Ils facilitent les reprises sur la peinture qui a attendu plusieurs jours ou mois, et préviennent les embus.

  • 3 recettes :
  1. Térébenthine de Venise 10 gr + essence de Térébenthine 100 gr
  2. Térébenthine de Venise 5 gr + essence de Térébenthine 100 gr
  3. White spirit 100 gr + Siccatif de Harlem 10 gr + cire 1 gr (cire vierge d'abeille)

VERNIS DEFINITIFS
Ils ne doivent jamais être appliqués sur une peinture avant que celle-ci ne soit parfaitement sèche. Jusqu'à un délai d'un an..!

  • Recette :

Vernis Talens Rembrandt à tableaux 1/3 + Vernis Talens Rembrandt à retoucher 1/3 + essence térébenthine rectifiée 1/3

Ces vernis seront posés à l'aide de pinceau aux poils doux afin d'éviter toute trace.
Il existe dans le commerce, des vernis à tableaux définitifs en aérosol. Question de goût.. mais la pulvérisation doit être impeccablement faite... biensûr !

A bientôt

DoroT

lundi 12 mars 2007

Comment faire un glacis à l'acrylique ?

Voir aussi "Comment faire un glacis à la peinture à l'huile?"

Pour répondre à la question posée par Françoise :

Le glacis, par définition, est transparent. Il s'agit de superposer une teinte transparente sur une autre teinte, qui doit être absolument sèche. En lui donnant une petite couleur sans pour autant la modifier ni la couvrir complètement. On devinera la couleur du dessous, et la couleur du voile transparent dessus.

On peut procéder de deux façons :

a) Diluer la couleur transparente avec de l'eau, et faire comme un lavis. Sur une couleur foncée, on met une claire transparente. Et inversement.

b) Diluer la couleur transparente avec un médium. (médium veut dire : élément ajouté à..)
Plusieurs médiums existent. Ils se présentent le plus souvent en pâte blanche, qui devient transparente en séchant.
Ils sont brillants, mats, ou satinés, suivant votre goût. Ils ont la faculté de faire un beau glacis, tout en augmentant le pouvoir adhérant de votre peinture. Egalement, une fois sec, vous pouvez de nouveau repeindre dessus, un autre glacis.. Pour certains de ces médiums, employés purs, ils sont d'excellentes colles, même des objets très lourds. Par expérience, j'ai déjà collé des coulures de bronze, lourdes, sur de la toile avec un médium gel, et rien n'a bougé des années après !

Le nom de ces médiums et des marques intéressantes ? Les voilà !!
Sachant que ces produits sont assez chers, pensez à bien refermer votre pot !

. Schmincke :
" Médium acrylique"
" Médium fluide effet brillant/ mat/ satiné " - il retarde en plus, le séchage de la peinture

. Liquitex :
" Médium gel brillant" - excellent aussi comme colle pour grands formats

. Lascaux :
"Médium 2 mat" ou "Médium 3 brillant satiné" - il se colore très bien même avec peu de peinture.

. Daler-Rowney :
" Glaze medium" matt (médium à glacis mat)
" Glaze medium" gloss (médium à glacis brillant)

Si ces médiums sont épais, les diluer à l'eau légèrement et les ajouter à la peinture. A vous de juger la transparence de ce mélange.
SURTOUT, BIEN PENSER A NETTOYER VOS PINCEAUX !!

Tout ceci n'exclut pas de passer un vernis définitif. En effet, le fait de travailler avec des médiums brillants, à certains endroits de la toile, vous allez créer des embus. C'est à dire que la toile aura des parties mates, brillantes, ou satinées par endroits. Ce qui n'est pas très heureux à l'oeil.
Les vernis unifient alors le côté ou tout brillant, ou tout mat, ou tout satiné.

Depuis le début de cette explication, je parle de peinture acrylique transparente. En effet le principe étant de poser un glacis, il est peu recommandé d'employer une couleur opaque. Sauf si l'on est obligé. Auquel cas, vous diluerez fortement cette couleur afin de la rendre la plus transparente possible.

Certaines couleurs ont un rendu magnifique, profond, lorsqu'un glacis est posé dessus.
Exemple : Sur un brun, ou terre d'ombre naturelle, ou sépia, vous posez un glacis violet ou outremer, la couleur est très intéressante et se révèle.
Sur un rouge vermillon, un glacis jaune, l'illuminera. Sur un magenta, un glacis jaune moyen, donnera un rouge très lumineux.
Sur un vert, un glacis jaune, le rendra plus lumineux également.
ATTENTION au piège du BLANC, comme au glacis de la peinture à l'huile.. c'est un faux-ami. Je le dis souvent !

A vos pinceaux !!!
DoroT

jeudi 8 mars 2007

Comment peindre de grosses fleurs blanches ?

A Marlyne, qui me pose cette question :


Grand Iris - Huille et technique mixte 100x100 - DoroT

J'illustre de plusieurs photos ces explications.
En effet, le blanc que l'oeil voit, n'est pas le blanc que l'oeil regarde.
A regarder de près, pour certaines fleurs blanches, il y a une multitude de petites couleurs qui s'accrochent aux plis des pétales, formant les couleurs des ombres, celles du reflet de l'objet ou des autres couleurs qui entourent la fleur, etc...
Employer du blanc oui, mais pas que...

Dessin

Pour faire de grosses fleurs blanches, prendre une photo, c’est plus pratique, surtout si on débute.
En faire une photocopie, noir/blanc, les ombres/lumières seront plus faciles à repérer.
Pour faire une « macro » (grossissement), fabriquer 2 L en cartonnette afin de faire comme une fenêtre, que l’on balade sur la photocopie POUR NE FAIRE QU'UNE PARTIE DE LA PHOTO (voir la photo des gabarits).


Gabarits en carton épais - Photo DoroT

Faire glisser les deux L l'un sur l'autre, en carré ou rectangle, de façon à ce que l’ouverture de la fenêtre corresponde aux proportions du support (papier ou toile). On ne peut reproduire le dessin d’une photo carrée sur une toile rectangulaire, sans la déformer.
Bien faire attention à cela.
Lorsque dans la fenêtre, vous estimez que votre sujet est bien centré, bien choisi, à votre goût, fixer les L au scotch sur la photocopie pour ne plus la bouger, et procéder au quadrillage.
Sur les L comme sur la toile, tracer les ½ et les ¼ de la hauteur et de la largeur. Ce sera plus facile pour reporter le dessin. Un dessin au trait (sans valeurs).

Peinture

J'explique comme si je peignais à la peinture à l'huile. La première couche ainsi que les suivantes seront faites comme l'explication du texte précédent, "Comment commencer une peinture à l'huile" .
Je peindrais les pétales uniformément de blanc (Titane). Celui-ci est opaque, bien couvrant et malgré la toile blanche, il faut peindre en blanc. Puis peindre le reste du tableau suivant le sujet.
A la couche finale, il faudra procéder alors au Glacis (voir chapitre sur le blog). Le fameux glacis ! C’est là qu’interviennent ces couleurs subtiles et transparentes sur les pétales blancs. Jaune, bleuté, verdâtre, mauve. Elles donneront alors vie aux pétales et surtout du modelé. Je rajoute toujours en dernier, du blanc aux endroits les plus lumineux.
Pinceau à poils doux, mangouste ou martre ( + cher).

IMPORTANT : à la peinture à l’huile, pour réaliser le blanc, j’utilise de l’huile d’oeillette et non de l’huile de lin. Celle-ci aura tendance à jaunir dans le temps. L’huile d’oeillette est moins siccative (sèche moins vite), mais garde au blanc toute sa pureté. Le blanc, est une couleur qui met souvent plus longtemps à sécher.

J'espère que ces explications vous seront utiles.
A bientôt

DoroT

vendredi 2 mars 2007

Comment commencer une peinture à l'huile ?


Photo DoroT

En réponse à tous ceux qui se posent la question, voici mes suggestions.
Elles sont personnelles, issues de diverses expériences, et certainement pratiquées par de nombreux peintres... qui ne vous dévoileront pas leurs secrets et après, qu'importe !

Je vous invite aussi à regarder mes toiles sur d'autres billets que celui-ci.. vous êtes TRES nombreux à lire celui-ci, vous découvrirez ce que je fais et d'autres conseils aussi importants sur l'huile, l'acrylique, etc.. sur les autres billets.

SI VOUS SOUHAITEZ METTRE UN COMMENTAIRE, MERCI DE NOTER ÉGALEMENT VOTRE MAIL (QUI RESTERA CONFIDENTIEL) SINON JE NE POURRAI PAS VOUS REPONDRE PERSONNELLEMENT.

Plusieurs solutions, à vous de choisir :

A) Sur un chassis/toile, déjà préparé, c'est à dire avec la toile apprêtée blanche :
1- Faire le dessin :
. soit au graphite ou fusain (ce que je ne conseille pas). En peignant dessus, soit il disparait, soit il "salit" de gris la peinture (ce qui n'est pas très génant, mais quand on aime le travail propre, ça gène !)
. soit à la sanguine (ce que je fais très souvent). Passer ensuite un chiffon pour l'estomper et retirer la poudre du crayon. Une couleur rougeâtre colorera un peu la peinture dessus, mais pas gênante
. soit directement au pinceau avec de la peinture à l'huile très diluée à l'essence
. soit pas de dessin de suite !

2- Préparer un "jus" - le jus, est un peu de peinture à l'huile diluée à l'essence - de façon à faire un jus aquarellé. Souvent, l'ocre est la couleur de base, neutre. Passer ce jus partout sur la toile, à l'aide d'un gros pinceau brosse (soie de porc). Ca coule, tant pis, on essuie au chiffon... il faut que l'on voit encore votre dessin dessous. Ceci prépare bien votre prochaine couche de peinture, légèrement plus grasse.

B) Sur un chassis/toile, déjà préparé, c'est à dire avec la toile apprêtée blanche :
1- Faire le dessin comme précédemment, à la méthode de votre choix, puis...
2- Préparer les différentes couleurs composant votre sujet. Elles seront posées sur la toile, de façon également comme un "jus", léger, aquarellé.

Ces couleurs seront approchantes des couleurs définitives, et PAS LES DEFINITIVES !! Si vous avez à mettre plus tard, un rouge foncé, carmin p.ex., mettez un magenta dilué. Si vous avez un orange, mettez un rouge vermillon ou jaune de cadmium moyen, dilué. Elles vous aideront visuellement à vous rendre compte de l'équilibre chromatique, de votre tableau.

Lorsque toute la toile est recouverte de ce jus coloré, prenez votre toile, et placez-vous devant un miroir (voilà pourquoi il y a toujours un miroir ou des glaces, dans un atelier de peinture !) Vous remarquez alors si les couleurs sont bien placées, si l'harmonie vous plait, si le dessin est bon ! rectifiez alors si nécessaire.

L'EBAUCHE

Elle a une importance primordiale. Cela premièrement, du côté technique. Elle prépare 'l'accroche' des couches suivantes, nourrit la toile. Deuxièmement, comme je l'ai déjà signalé, elle prépare l'oeil du peintre, à la construction de son sujet.
Personnellement, je pense que trop de peintres imaginent peindre "d'inspiration" ( sans connaissance technique et instinctivement).. alors qu'ils peignent n'importe comment !


Début de tableau, chaque pétale est en jus coloré, puis repris en huile plus grasse. Photo DoroT

Ces bases sont faites à la PEINTURE A L'HUILE. Vous pouvez également faire votre fond préparatoire, à l'ACRYLIQUE.
Vous procédez de la même manière pour le dessin, simplement vous remplacez la peinture à l'huile par de la peinture acrylique (peinture à l'eau). Que ce soit dans la méthode A comme la méthode B.

Vous pourrez alors sur l'acrylique sèche, continuer à la peinture à l'huile. Dans ce cas, les techniques sont possibles et compatibles.
NE JAMAIS POSER DE L'ACRYLIQUE SUR DE LA PEINTURE A L'HUILE. Pourquoi ?
Que votre couche d'huile soit épaisse ou fine, il lui faudra un "certain" temps de séchage. Elle ne sera sèche à coeur qu'après un certain laps de temps ( 15 jours à 8 mois, voire 1 an !!) Donc, si vous lui posez dessus (sur la très fine pellicule sèche) de la peinture acrylique, qui elle, sèchera très vite, l'ensemble en séchant peu à peu à fond, va plisser, craqueler, faire "peau d'orange" comme on dit !! et c'est la catastrophe !

C'est pour cela qu'en peinture à l'huile, une loi est très importante : IL FAUT TOUJOURS PEINDRE GRAS SUR MAIGRE.
La couche de dessous doit être moins grasse que celle de dessus. On commence donc un tableau soit en jus à l'essence + peinture à l'huile, soit à l'acrylique. Puis les couches suivantes, seront avec de l'huile de lin + peinture à l'huile. En très peu de quantité au départ, puis si nécessaire, avec un peu plus après.

C'est pour cette raison que les glacis, venant en phase terminale du tableau, sont bien plus gras, soit en huile, soit en médium, que les couches précédentes. (voir chapitre Glacis dans ce blog)

PINCEAUX EMPLOYES :
En début de tableau, privilégiez les brosses en soies de porc. Les poils blancs, durs. Les formes "langue de chat" ou "plate" sont plus pratiques. Puis au fur et à mesure de l'avancement du tableau, soit vous optez pour des poils en mangouste, plus doux et souples, réalisant des fondus intéressants, sans traces de coups de pinceaux. Soit vous restez aux poils de porcs, auquel cas les marques du pinceau seront plus visibles. C'est selon ses propres goûts.

La technique du couteau, sera employée, après la première couche sur la toile. C'est tout au moins, ce que personnellement, je recommande, plutôt que de commencer directement au couteau !

PEINDRE SUR LE MOTIF

Peindre une toile dehors, dans la brume ou quelque circonstance de plein air (et réussir sur le plan de l'émotion !) c'est une chose.
Dire que cette toile a été peinte dans de bonnes conditions de conservation, en est une autre..

Mais attention :
Je ne suis pas contre le travail préparatoire d'après nature, sous la pluie, le vent, la neige ! le reste de la toile est à continuer à l'abri d'un atelier ou pièce close. Le plein air n'est pas une bonne chose pour la santé de la toile.

Il y aurait tellement encore à dire !.. à bientôt

N'hésitez pas à poser des questions, à donner vos propres conseils, et lire les commentaires... à bientôt.
DoroT